Site Loader
godard_l_amour_la_poesie-luclagier-lelieudocumentaire-strasbourg-alsace-maisondelimage

“Godard, l’amour, la poésie” de Luc Lagier

Godard, l’amour, la poésie de Luc Lagier
Luc Lagier | 2007 | 53’ |  Point du Jour | Entrée libre

Retour sur les “années Karina” de Jean-Luc Godard : années mythiques ou mythifiées, couronnées par cinq films (d’Une femme est une femme à Pierrot le Fou, en omettant Made in USA) et l’un de ces couples dont le cinéma a le secret. Luc Lagier leur offre un éclairage biographique et amoureux, et relit l’essor de Godard à la lumière de ses relations avec Anna Karina, analyse filmique à l’appui.

C’est l’histoire d’une période particulière, dans la carrière d’un cinéaste particulier. Une période flamboyante et quelque peu mythique, que l’on retrouve encore aujourd’hui reproduite sur des dizaines de cartes postales dans des dizaines de magasins parisiens. Cette période s’ouvre en 1960 par une explosion cinématographique et se termine, cinq ans plus tard, par une autre explosion. Entre cette ouverture en noir et blanc et cette clôture en couleurs, il y a une dizaine de films tous différents, mais composant pourtant un seul et même mouvement, une seule et même envolée. Cette période est illuminée par un visage : celui de Veronica, Angela, Nana, Odile, Natacha ou Marianne, c’est-à-dire celui d’Anna Karina. Cette période, c’est donc l’histoire d’une rencontre, l’histoire d’une femme à filmer et à aimer.

 

CYCLE  : ON NE VA PAS SE QUITTER COMME ÇA –  2/5

Les disparitions ces derniers mois d’auteurs qui ont compté d’une manière décisive dans notre parcours – et continueront à compter encore et encore – nous conduisent à restituer des « fragments » de leurs généreuses contributions à la fois artistique et théorique.

Jean-Louis Comolli, d’abord et avant tout, qui a participé directement à notre aventure.

Ses films (3 fictions, plus d’une vingtaine de documentaires), ainsi que ses ouvrages, précieuses réflexions sur le cinéma qui nourrissent nos lectures des films d’hier et d’aujourd’hui, cet héritage peut se partager largement.

Nous aurions aussi à parler de Jean-Luc Godard mais il a été évoqué dans toutes les largeurs par les médias… nous l’évoquons ici dans un joli film de Luc Lagier centré sur les « années Karina »…

Il faudra aussi revenir par la suite sur Alain Tanner, le chef de file du nouveau cinéma suisse (nous présenterons l’an prochain son documentaire réalisé en 1966, Une ville à Chandigarh). Et Jean-Michel Meurice à l’œuvre documentaire prolifique, portée par un regard aigu sur le monde actuel sur lequel nous reviendrons également. Il est aussi un des fondateurs d’Arte.

Mais nous devons aussi honorer un universitaire strasbourgeois qui nous ont engagé sur la voie de la pédagogie du cinéma, Michel Tardy nous a quitté le 22 octobre. Son ouvrage Le professeur et les images édité aux PUF en 1966 a été en effet marquant à un moment où l’éducation à l’image n’avait pas réellement été pris en compte par les milieux aussi bien scolaires que culturels. Le Monde du 4 février 1967 décrivait l’ouvrage ainsi : « …un pamphlet vif, alerte, relativement modéré et plus profond qu’il ne semble, contre les pédagogues, c’est-à-dire les professeurs. Non qu’il s’en prenne à la pédagogie en soi, mais à cette forme en honneur, suivant lui, dans l’Université française et qui n’est que du positivisme pédagogique. Sa caractéristique est de refuser ou mépriser les moyens audio-visuels en général, le cinéma en particulier. »

Programme

Godard, l’amour, la poésie de Luc Lagier

Luc Lagier | 2007 | 53’ | Point du Jour | Entrée libre - Retour sur les "années Karina" de Jean-Luc Godard : années mythiques ou mythifiées, couronnées par cinq films (d’Une femme est une femme à Pierrot le Fou, en omettant Made in USA) et l’un de ces couples dont le cinéma a le secret. Luc Lagier leur offre un éclairage biographique et amoureux, et relit l’essor de Godard à la lumière de ses relations avec Anna Karina, analyse filmique à l’appui. C’est l’histoire d’une période particulière, dans la carrière d’un cinéaste particulier. Une période flamboyante et quelque peu mythique, que l’on retrouve encore aujourd’hui reproduite sur des dizaines de cartes postales dans des dizaines de magasins parisiens. Cette période s’ouvre en 1960 par une explosion cinématographique et se termine, cinq ans plus tard, par une autre explosion. Entre cette ouverture en noir et blanc et cette clôture en couleurs, il y a une dizaine de films tous différents, mais composant pourtant un seul et même mouvement, une seule et même envolée. Cette période est illuminée par un visage : celui de Veronica, Angela, Nana, Odile, Natacha ou Marianne, c’est-à-dire celui d’Anna Karina. Cette période, c’est donc l’histoire d’une rencontre, l’histoire d’une femme à filmer et à aimer. CYCLE : ON NE VA PAS SE QUITTER COMME ÇA - 2/5 Les disparitions ces derniers mois d’auteurs qui ont compté d’une manière décisive dans notre parcours - et continueront à compter encore et encore – nous conduisent à restituer des « fragments » de leurs généreuses contributions à la fois artistique et théorique. Jean-Louis Comolli, d’abord et avant tout, qui a participé directement à notre aventure. Ses films (3 fictions, plus d’une vingtaine de documentaires), ainsi que ses ouvrages, précieuses réflexions sur le cinéma qui nourrissent nos lectures des films d’hier et d’aujourd’hui, cet héritage peut se partager largement. Nous aurions aussi à parler de Jean-Luc Godard mais il a été évoqué dans toutes les largeurs par les médias… nous l’évoquons ici dans un joli film de Luc Lagier centré sur les « années Karina »… Il faudra aussi revenir par la suite sur Alain Tanner, le chef de file du nouveau cinéma suisse (nous présenterons l’an prochain son documentaire réalisé en 1966, Une ville à Chandigarh). Et Jean-Michel Meurice à l’œuvre documentaire prolifique, portée par un regard aigu sur le monde actuel sur lequel nous reviendrons également. Il est aussi un des fondateurs d’Arte. Mais nous devons aussi honorer un universitaire strasbourgeois qui nous ont engagé sur la voie de la pédagogie du cinéma, Michel Tardy nous a quitté le 22 octobre. Son ouvrage Le professeur et les images édité aux PUF en 1966 a été en effet marquant à un moment où l’éducation à l’image n’avait pas réellement été pris en compte par les milieux aussi bien scolaires que culturels. Le Monde du 4 février 1967 décrivait l’ouvrage ainsi : « …un pamphlet vif, alerte, relativement modéré et plus profond qu'il ne semble, contre les pédagogues, c'est-à-dire les professeurs. Non qu'il s'en prenne à la pédagogie en soi, mais à cette forme en honneur, suivant lui, dans l'Université française et qui n'est que du positivisme pédagogique. Sa caractéristique est de refuser ou mépriser les moyens audio-visuels en général, le cinéma en particulier. »