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“Cinéma documentaire, fragments d’une histoire” de Jean-Louis Comolli

Cinéma documentaire, fragments d’une histoire
Jean-Louis Comolli | 2014 | 55’ | Les Films d’Ici, Mouvement, INA | Entrée libre

Une traversée (très) subjective de l’histoire du cinéma documentaire, qui est aussi notre histoire, depuis Louis Lumière (1895) jusqu’à Yann Le Masson (1973). Avec des citations de Robert Flaherty, Dziga Vertov, Jean Rouch, Mario Ruspoli, Robert Drew, Johan Van der Keuken, Maurice Pialat, Guy Debord, Joris Ivens, Luis Buñuel, Shohei Imamura, Pierre Perrault…

 

En puisant dans les images qui composent les trois quarts du siècle dernier, Jean-Louis Comolli a fait le choix de films qui l’ont traversé depuis cinquante ans, découvrant ainsi “son” histoire du cinéma et particulièrement du cinéma documentaire.

Savante partition visuelle orchestrée par une voix-off (la sienne) égrenant les thèmes qui lui sont chers – la place du spectateur, la fiction dans le documentaire, l’impact de l’évolution technique sur l’artistique… -, le film tisse entre les extraits d’imprévisibles fils.

 

CYCLE  : ON NE VA PAS SE QUITTER COMME ÇA  –  2/5

Les disparitions ces derniers mois d’auteurs qui ont compté d’une manière décisive dans notre parcours – et continueront à compter encore et encore – nous conduisent à restituer des « fragments » de leurs généreuses contributions à la fois artistique et théorique.

Jean-Louis Comolli, d’abord et avant tout, qui a participé directement à notre aventure.  Ses films (3 fictions, plus d’une vingtaine de documentaires), ainsi que ses ouvrages, précieuses réflexions sur le cinéma qui nourrissent nos lectures des films d’hier et d’aujourd’hui, cet héritage peut se partager largement.

Nous aurions aussi à parler de Jean-Luc Godard mais il a été évoqué dans toutes les largeurs par les médias… nous l’évoquons ici dans un joli film de Luc Lagier centré sur les « années Karina »…Il faudra aussi revenir par la suite sur Alain Tanner, le chef de file du nouveau cinéma suisse (nous présenterons l’an prochain son documentaire réalisé en 1966, Une ville à Chandigarh). Et Jean-Michel Meurice à l’œuvre documentaire prolifique, portée par un regard aigu sur le monde actuel sur lequel nous reviendrons également. Il est aussi un des fondateurs d’Arte.

Mais nous devons aussi honorer un universitaire strasbourgeois qui nous ont engagé sur la voie de la pédagogie du cinéma, Michel Tardy nous a quitté le 22 octobre. Son ouvrage Le professeur et les images édité aux PUF en 1966 a été en effet marquant à un moment où l’éducation à l’image n’avait pas réellement été pris en compte par les milieux aussi bien scolaires que culturels. Le Monde du 4 février 1967 décrivait l’ouvrage ainsi : « …un pamphlet vif, alerte, relativement modéré et plus profond qu’il ne semble, contre les pédagogues, c’est-à-dire les professeurs. Non qu’il s’en prenne à la pédagogie en soi, mais à cette forme en honneur, suivant lui, dans l’Université française et qui n’est que du positivisme pédagogique. Sa caractéristique est de refuser ou mépriser les moyens audio-visuels en général, le cinéma en particulier. »

Programme

Cinéma documentaire, fragments d’une histoire de Jean-Louis Comolli

Jean-Louis Comolli | 2014 | 55’ | Les Films d’Ici, Mouvement, INA | Entrée libre - Une traversée (très) subjective de l’histoire du cinéma documentaire, qui est aussi notre histoire, depuis Louis Lumière (1895) jusqu’à Yann Le Masson (1973). Avec des citations de Robert Flaherty, Dziga Vertov, Jean Rouch, Mario Ruspoli, Robert Drew, Johan Van der Keuken, Maurice Pialat, Guy Debord, Joris Ivens, Luis Buñuel, Shohei Imamura, Pierre Perrault… En puisant dans les images qui composent les trois quarts du siècle dernier, Jean-Louis Comolli a fait le choix de films qui l’ont traversé depuis cinquante ans, découvrant ainsi "son" histoire du cinéma et particulièrement du cinéma documentaire. Savante partition visuelle orchestrée par une voix-off (la sienne) égrenant les thèmes qui lui sont chers - la place du spectateur, la fiction dans le documentaire, l’impact de l’évolution technique sur l’artistique… -, le film tisse entre les extraits d’imprévisibles fils.
CYCLE : ON NE VA PAS SE QUITTER COMME ÇA - ⅖ Les disparitions ces derniers mois d’auteurs qui ont compté d’une manière décisive dans notre parcours - et continueront à compter encore et encore – nous conduisent à restituer des « fragments » de leurs généreuses contributions à la fois artistique et théorique. Jean-Louis Comolli, d’abord et avant tout, qui a participé directement à notre aventure. Ses films (3 fictions, plus d’une vingtaine de documentaires), ainsi que ses ouvrages, précieuses réflexions sur le cinéma qui nourrissent nos lectures des films d’hier et d’aujourd’hui, cet héritage peut se partager largement. Nous aurions aussi à parler de Jean-Luc Godard mais il a été évoqué dans toutes les largeurs par les médias… nous l’évoquons ici dans un joli film de Luc Lagier centré sur les « années Karina »… Il faudra aussi revenir par la suite sur Alain Tanner, le chef de file du nouveau cinéma suisse (nous présenterons l’an prochain son documentaire réalisé en 1966, Une ville à Chandigarh). Et Jean-Michel Meurice à l’œuvre documentaire prolifique, portée par un regard aigu sur le monde actuel sur lequel nous reviendrons également. Il est aussi un des fondateurs d’Arte. Mais nous devons aussi honorer un universitaire strasbourgeois qui nous ont engagé sur la voie de la pédagogie du cinéma, Michel Tardy nous a quitté le 22 octobre. Son ouvrage Le professeur et les images édité aux PUF en 1966 a été en effet marquant à un moment où l’éducation à l’image n’avait pas réellement été pris en compte par les milieux aussi bien scolaires que culturels. Le Monde du 4 février 1967 décrivait l’ouvrage ainsi : « …un pamphlet vif, alerte, relativement modéré et plus profond qu'il ne semble, contre les pédagogues, c'est-à-dire les professeurs. Non qu'il s'en prenne à la pédagogie en soi, mais à cette forme en honneur, suivant lui, dans l'Université française et qui n'est que du positivisme pédagogique. Sa caractéristique est de refuser ou mépriser les moyens audio-visuels en général, le cinéma en particulier. »