| Roberto Rossellini
Atelier d’analyse filmique
animé par Alain Bergala

/samedi 20 février
de 10h30 à 13h et de 14h30 à 18h30
au Musée d’art moderne et contemporain
de 20h15 à 22h30 au cinéma Star (projection de Stromboli)
/dimanche 21 février
de 10h30 à 12h30 et de 14h à 16h
au Musée d’art moderne et contemporain
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Roberto Rossellini,
de l’après-guerre à l’invention du cinéma
moderne
Roberto Rossellini a été l’inventeur
du cinéma moderne. En quelques années il a expérimenté
un nouveau geste de création qui allait marquer le cinéma
pour trente ans. Tout commence pour lui vers la fin de la guerre
où il est contraint par les circonstances d’imaginer
une autre façon de faire des films - sans studio, sans
argent, sans producteur, sans acteurs connus – et d’écrire
des scénarios où se traduit une nouvelle vision, plus
cassée, du monde. Rome ville ouverte et Païsa
sont les manifestes de ce nouveau cinéma qui émerge
de la guerre. Mais Rossellini est le premier à comprendre
que l’après-guerre sera européenne et part dans
les ruines encore fumantes de Berlin tourner un des plus grands
films sur l’enfance volée et sacrifiée dans
une situation de guerre qui n’épargne personne :
Allemagne année zéro. Ces films des années
40 lui apportent la reconnaissance internationale. Mais au tournant
des années 50 il comprend qu’il lui faut réinventer
une deuxième fois le cinéma pour parler de l’homme
nouveau, de l’après « après-guerre
», dont la reconstruction morale commence à peine.
L’arrivée inopinée d’Ingrid Bergman dans
sa vie et dans son cinéma va précipiter cette deuxième
mutation de son cinéma. L’épisode Le Miracle
de L’Amore est un adieu à Anna Magnani devenue
en quelques années, depuis Rome ville ouverte, la
grande actrice italienne de l’après-guerre. Avec Stromboli
il invente l’acteur moderne et un nouveau rapport entre fiction
et réel. En 1953, Voyage en Italie, boudé
par la critique italienne qui n’en voit pas la puissance radicale
de rupture ni le potentiel d’innovation, est immédiatement
revendiqué par les jeunes critiques français des Cahiers
du cinéma comme le film-phare dont il leur faudra partir
pour refonder, à la fin des années 60, leur cinéma
national. Rossellini est sans aucun doute le cinéaste dont
le geste de création a été le plus décisif
pour la Nouvelle Vague.
Ancien rédacteur en chef des Cahiers du
cinéma, Alain Bergala
enseigne à l’Université Paris III et à
La Fémis. Réalisateur de fictions et de documentaires,
il est aussi auteur de nombreux ouvrages sur le cinéma (L'hypothèse
du cinéma, Godard par Godard, Godard au
travail, les années 60 ou encore Nul mieux
que Godard).
/// frais d'inscription 15 € /
tarif réduit 12 €
/// fiche d'inscription
/// renseignements 03 88 23 86 51 ou info@videolesbeauxjours.org
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